Lutte contre les grossesses précoces en millieu scolaire au Togo: les procureurs mis à contribution.

 » Pour nous, violer est grave. Cela l’est encore plus quand de ce viol résulte une grossesse , encore plus quand la jeune fille est scolarisée. Il faut donc au delà des dispositions liées à la pédophilie , du viol sur mineur, une loi qui parle de la grossesse en millieu scolaire  » . Ce sont là les propositions de Mme N’ZONOU Odette, procureur de la République près le tribunal de Kevé. Elle s’est exprimé en fin de semaine dernière au sortie d’une rencontre à l’actif de l’ONG Women in Law and Développement in Afrika Afrique de l’Ouest ( WILDAF – AO) en collaboration avec l’Association Togolaise pour le Bien – Être Familial ( ATBEF ). Plus d’une dizaine de procureurs ont pris part à la rencontre.Jusqu’à ce jour au Togo, il n’existe pas de texte spécifique aux cas de grossesses en milieu scolaire. Or, entre 2018 et 2020, environs 3000 grossesses sont enregistrées chaque année dans les établissements scolaires. Pour dissuader les éventuels auteurs de ces grossesses, WILDAF – AO et l’ATBEF pensent qu’il faut des dispositions juridiques, les appliquer pour punir les auteurs déjà existant .
Il y’a de cela neuf mois déjà, les deux organisations ont tenu une première rencontre avec des acteurs judiciaires dans le cadre du projet  » Prévenir les violences sexistes et les violations des droits sexuels et reproductifs des adolescentes pour réduire les grossesses précoces au Togo « . Ce projet est financé par le Centre de Recherche pour le Développement International ( CRDI ) .

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