JISF: LE TOGO EST EN PÉNURIE DE SAGES FEMMES

Le 05 mai c’est la journée internationale de la sage femme. » C’est une occasion de rendre hommage aux sages-femmes pour leur travail et de promouvoir la sensibilisation aux soins essentiels qu’elles offrent aux mères et aux nouveaux nés  » nous dit Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique dans son message à l’occasion. Le thème retenu pour la célébration cette année est  » 100 ans de progrès  » pour rappeler la création il y’a un siècle de la Confédération Internationale des Sages- femmes ( ICM).La sage femme a plusieurs compétences.
Elle assure la surveillance et le suivi médical de la grossesse et propose des séances de préparation à la la naissance et à la parentalité. Elle assure aussi en toute autonomie la surveillance du travail et de l’accouchement. A l’origine réservée aux femmes, l’on voit aujourd’hui de plus en plus d’hommes s’intéresser à la profession.
Toutefois le rapport 2021 publié par l’OMS ,la confédération internationale des sages-femmes et le Fonds des Nations Unies pour la population ( UNFPA) sur l’état de la pratique de la sage- femme dans le monde, indique qu’il y’a une pénurie mondiale du personnel obstétrical ( 900000) sages femmes et le phénomène est plus accentué en Afrique.
Au Togo également la pénurie est constatée . Selon la présidente de l’Association des Sages femmes du Togo (ASSAFETO), Mme Héloïse Adandogou d’Almeida qui était au micro de Radio Victoire Fm, il y’a  » une pénurie criard  » de sages- femmes dans le pays actuellement. Et pour cause,  » les sages-femmes sont formées et ne sont pas recrutées et déployées. Des concours sont organisés pour absorber ces sages- femmes diplômées d’État mais l’effectif à chaque concours ne couvre pas les besoins » dit elle.
La conséquence directe de cette pénurie de personnel obstétrical au Togo est que les décès maternels et néonatals sont accentués .
Selon Togo topnews, le taux de mortalité a ce jour dans le pays est de 401 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes alors que les ODD voudraient que cela soit réduit à 70 pour 100.000. Le ratio sage- femme/ femmes en âge de reproduction est d’une sage femme pour 3000 alors qu’au Togo ce ratio est d’une sage femme pour 14000. Dans cet impasse, nous dit la présidente de l’ASSAFETO,  » Ce que nous faisons , c’est le plaidoyer qui permet qu’on recrute parallèlement aux programmes de l’État certaines sages- femmes pour pouvoir répondre à certains besoins ».

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